Les Açores par un navigateur

 

Né en 1980 à La Rochelle, le navigateur Aymeric Chappellier peut se vanter d’un beau palmarès : il termine deuxième lors de la Route du Rhum 2018 en catégorie class40 et premier de la course les Sables-Horta (Açores) en 2019. Grand connaisseur des Açores, ce navigateur chevronné partage ici son expérience.

Aymeric Chappellier, lorsque l’on parle des Açores, qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ?

Aymeric Chappellier : Avant de venir aux Açores, je connaissais l’archipel des Açores via le fameux anticyclone qui porte son nom. J’imaginais des îles baignées par un climat clément et ensoleillé. La réalité est bien différente. Les Açores sont souvent balayées par des dépressions, presque toute l’année. On rencontre des dépressions hivernales, tropicales, un climat au final extrêmement venteux, très éloigné de ce à quoi je m’attendais.

À quand remonte votre premier contact avec cet archipel des Açores ?

A. C. : Mon premier contact avec les Açores remonte à 2012 sur la course Les Sables-Horta-Les Sables que j’ai remportée. Horta est un port situé sur l’île de Faial. L’endroit est connu des navigateurs depuis la nuit des temps. Je suis rapidement tombé sous le charme de cette île et de l’accueil inoubliable des Açoriens. Des gens simples, très serviables vivant dans un endroit préservé.

Auriez-vous des souvenirs à nous faire partager à l’occasion de vos courses dans la région ?

A. C. : En 2013, je suis passé à côté d’un cachalot et de son bébé. Il n’y avait pas de vent. C’était au nord de l’île de São Jorge. Nous étions proche de la côte et cela a duré une bonne trentaine de minutes. Le cachalot mesurait dans les 15-18 m. Il était plus long que mon bateau et nageait avec son bébé à la surface. C’était émouvant. C’était aussi la première fois que j’avais un contact aussi rapproché avec ce genre de mammifère marin. Cette image restera à jamais gravée dans ma mémoire.

Du point de vue du navigateur, quelles sont les difficultés que présentent les îles des Açores ?

A. C. : Accéder vers ce chapelet d’îles perdues dans l’Atlantique se mérite. On rencontre beaucoup de vent violent. On dénombre aussi une grande quantité de régions avec des hauts-fonds, des reliefs sous-marins où la profondeur est faible, particulièrement redoutables. C’est notamment le cas vers l’île de Pico. En cas de tempêtes, les vagues scélérates sont par ailleurs fréquentes.

Les Açores sont un refuge pour les bateaux qui les traversent, une halte depuis les Caraïbes en particulier. Mais s’approcher des Açores n’est pas une mince affaire. Lors de la dernière Transat Jacques Vabre, un des concurrents s’est ainsi retourné à Horta. On y rencontre souvent des conditions difficiles et une houle délicate. C’est là tout le paradoxe de cet archipel avec des îles à la fois belles et sauvages.

Quels sont vos lieux favoris aux Açores que vous conseilleriez au visiteur ?

A. C. : L’île de Faial avec son port d’Horta que je connais bien est sans doute mon endroit préféré de l’archipel. C’est une escale obligatoire pour les navigateurs. C’est la première île que j’ai connue en arrivant par le nord. Je connais aussi Pico et São Jorge. Sur Faial, on trouve des caldeiras, un phare sur un bout de terre immergée dans les années 1960 du fait de l’activité volcanique, le petit port ravissant d’Horta ainsi que la magnifique baie dans l’ouest de Horta. Cette île se situe en dehors des sentiers battus. Elle n’est pas trop envahie. Il faut passer par Lisbonne pour y aller en avion. Le tourisme y est plus respectueux de l’environnement. C’est un tourisme vert, un tourisme de randonnée. Terceira est par exemple beaucoup plus fréquentée.

Sur l’île de Pico, je conseille de faire l’ascension du volcan éponyme, point culminant de l’archipel. À São Jorge, les petits villages perchés à flanc de colline valent le détour. Je rêve enfin de découvrir Flores, île plus orientale où je ne suis encore jamais allé mais qui ressemble à un paradis perdu.

Connaissez-vous d’autres îles de la Macaronésie ?

A. C. : Je connais un peu Madère et les Canaries. Je reste un peu moins sous le charme de ces îles si on les compare aux Açores, sauf pour Lanzarote, La Graciosa ou Fuerteventura, plus sauvages que leurs consœurs des Canaries.

Crédits photos © Mathias Rhode © Anibal Trejo

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