Temple et sanctuaire au Japon

 

Sanctuaire ou temple japonais ?

Lorsqu’on voyage au Japon, on est surpris par l’importance de la spiritualité dans la vie des Japonais. De nombreux rituels et prières rythment le quotidien et sanctuaires et temples japonais sont omniprésents dans les villes, villages et campagnes. Il faut dire que l’archipel compterait quelques 80000 sanctuaires shintoïstes et 70000 temples bouddhistes. On l’aura compris, le temple est bouddhiste et le sanctuaire shintoïste. Comme les jardins japonais, le temple japonais est emblématique de l’archipel. Visiter temples et sanctuaires est donc indispensable lors d’une croisière au Japon. Alors comment reconnaître un temple japonais d’un sanctuaire ?

Shintoïsme et bouddhisme au Japon

Le première chose à comprendre au Japon, c’est que la frontière entre les deux principales religions que sont le bouddhisme et le shintoïsme est bien plus poreuse qu’en Occident. Une même personne peut par exemple se marier dans un sanctuaire shinto, fréquenter régulièrement un temple japonais et avoir des funérailles bouddhistes. Une grosse moitié de la population japonaise pratique le shintoïsme qui est historiquement la plus ancienne religion du Japon. Les adeptes du shintoïsme croient en des divinités, les Kamis, esprits des lieux ou des forces de la nature. On en dénombre plusieurs millions apparus au fil de la longue histoire du shintoïsme. Parmi les plus célèbres, Namazu, un poisson-chat géant vivant dans les profondeurs de la Terre et responsable des nombreux séismes qui frappent l’archipel. Avant sa désacralisation suite à la défaite de 1945, l’empereur avait une place centrale dans le shintoïsme, descendant de la déesse du soleil, Amaterasu.

En 538, un roi coréen offre à l’empereur japonais une image du Bouddha. Cette nouvelle religion venue de Chine se diffuse alors peu à peu dans le pays, s’enrichissant et s’influençant mutuellement avec le shintoïsme. Aujourd’hui le bouddhisme représente l’autre moitié des croyants au Japon. Les bouddhistes croient en la réincarnation jusqu’à atteindre le stade de l’Éveil grâce à la pratique de la méditation et partant respectent toute forme de vie.  

À la fin du XIXe siècle, avec l’avènement de l’ère Meiji (1868-1912), cette coexistence pacifique des deux religions est mise à mal et le shinto est promu religion d’État de l’empire japonais qui en fait l’un des instruments de son expansionnisme et de sa militarisation. Le shinto perd ce statut en 1945.

Comment reconnaître un sanctuaire shintoïste ?

Un sanctuaire est dédié à un ou plusieurs Kamis. C’est la couleur rouge qui prédomine et ce dès le grand portique en bois, le torii, qui symbolise l’entrée vers le monde des esprits. Certains toriis peuvent se situer sur un plan d’eau comme celui du sanctuaire Itsukushima, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le sanctuaire se compose de plusieurs édifices comme le temizuya, qui abrite une fontaine dédiée à la purification, le haiden qui abrite un autel surmonté d’une cloche pour les offrandes, la boutique où l’on achètera des amulettes protectrices ou des tablettes votives que l’on pourra accrocher dans divers endroits du sanctuaire.

Comment distinguer un sanctuaire d’un temple japonais ?

Plus austère et plus calme, le temple japonais affiche un style épuré correspondant à l’idéal de dépouillement prôné par le bouddhisme. L’influence chinoise, les différents climats du Japon et l’histoire millénaire du bouddhisme ont produit des temples aux styles très hétéroclites - notamment ceux de Kyoto classés au patrimoine mondial de l’UNESCO - avec tout de même certaines constantes : un toit impressionnant dépassant du bâtiment, une construction en bois, un portail d’entrée massif, la présence de pagodes, d’un énorme vase destiné à recevoir les offrandes d’encens, de brûleurs d’encens et très souvent d’un cimetière. Mais ce qui distingue véritablement un temple japonais d’un sanctuaire, c’est la statuaire bouddhique. Certains temples abritent des milliers de statues, représentant notamment Bouddha et ses disciples.

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Le sanctuaire Itsukushima

Situé sur l'île d'Itsuku près d’Hiroshima, ce sanctuaire shintoïste dédié à trois déesses de la mer a été fondé en 593. Il est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1996. Construit sur pilotis, son immense torii flottant qui semble reposer sur l’eau à marée haute est l’un des plus célèbres du Japon. Avec son bois laqué de rouge écarlate, l’eau et les montagnes alentours, ce temple flottant compte parmi les cartes postales du Japon.

Le sanctuaire Itsukushima Temple japonais

Le temple Ruriko-ji

Trésor national du Japon, cette pagode bouddhiste de cinq étages a été édifiée au XIVe siècle en bois de cyprès. Situé dans le parc Kozan, le temple semble planté au milieu des cerisiers et se reflète dans les eaux d’un étang.

Le temple japonais Ruriko-ji

Le temple Ryôan-ji

Situé à Kyoto, le temple « du repos du dragon » est surtout connu pour être le plus parfait jardin zen jamais créé avec ses 15 rochers entourés de mousse et son lit de gravier méticuleusement ratissé qui invitent à la méditation. Fondé en 1450, il est également inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Le temple japonais Ryôan-ji

Le pavillon d’Or

Site le plus célèbre de Kyoto voire du Japon, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1994, ce temple bouddhiste zen est entièrement recouvert de feuilles d’or et se reflète dans un étang. Même si le temple a été fondé en 1397, le bâtiment actuel ne date que de 1955.

Le pavillon d’Or temple japonais

Le pavillon d’Argent

Le temple Ginkaku-ji, surnommé le pavillon d’Argent, est un pavillon en bois laqué situé dans un magnifique jardin à Kyoto. Édifié en 1482, ce temple devait faire concurrence au pavillon d’Or et être recouvert de feuilles d’argent mais cette entreprise fut stoppée par une guerre civile.

Le pavillon d’Argent temple japonais

Le sanctuaire Meiji

Voici l’un des sanctuaires shintoïstes les plus connus du Japon. Situé en plein cœur de Tokyo, il a été édifié en 1920 après la mort de l’empereur Meiji en 1912 pour que son âme supposée divine entre au panthéon japonais.

Le sanctuaire Meiji temple japonais

Le temple Senso-ji de Tokyo

Dans le quartier d’Asakusa à Tokyo se trouve le plus ancien et le plus célèbre temple bouddhiste de la capitale, le Senso-ji. Fondé en 628 mais détruit durant la Seconde Guerre mondiale, sa construction est donc récente.

Le temple japonais Senso-ji Tokyo

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