Le navigateur François Gabart et le « Horn » en un temps record

 

Le record de François Gabart

Recordman du tour du monde en solitaire à la voile, le Français François Gabart connaît bien le cap Horn. Ce promontoire qui sépare les océans Pacifique et Atlantique, les marins le surnomment « le cap redouté » ou « le cap dur ». Pointe la plus australe du globe, située à l’extrémité sud de la Terre de Feu, il est « le Horn », tout simplement, pour ceux qui comme François Gabart sont parvenus un jour à le dompter. « Quand tu le passes, il y a une forme de délivrance et de bonheur », résume ainsi le skipper charentais, qui a franchi le cap mythique une nouvelle fois en décembre 2017, lors de son tour du monde record en solitaire (42 jours 16 h 40 min, soit six jours de mieux que le précédent record appartenant à Thomas Coville). Parti d’Ouessant le samedi 4 novembre 2017 pour tenter de battre le chrono du tour du monde en solitaire, une course mythique, François Gabart a atteint le cap Horn en 29 jours 3 h 15 min, soit le deuxième temps absolu de l’histoire, solitaire et équipage confondus, après Francis Joyon. Il entrait ainsi dans la légende des grands navigateurs de l’histoire.

Le cap Horn : un moment inoubliable

Le cap Horn. Un nom qui fait rêver. Dans les faits, un rocher ou plutôt une falaise haute de 425 m. Mais surtout, un point de légende sur les cartes marines où il est question de vents forts, de « cinquantièmes hurlants », de « soixantièmes stridents » et d’icebergs. « Le cap Horn est un endroit hautement symbolique », ajoute François Gabart. Pour le comprendre, il suffit de se rappeler avec quelle émotion le navigateur a raconté sur le vif le franchissement du cap. « Ça me paraît un peu irréel, avait-il lancé, un peu abasourdi. J’ai du mal à parler parce que ça me dépasse. En plus, cela reste un trait sur l’ordinateur, je n’ai pas vu le caillou, il est plus au nord. Mais ça fait tellement du bien d’arriver là. »

Pour célébrer le passage du « caillou », François Gabart, avait même mis de la musique dans le cockpit de son trimaran. « Quand j’ai passé la longitude, s’est-il souvenu, c’était génial. Au début, j’avais la pêche avec la musique, c’était assez magique et en fait, je n’ai pas réussi à finir la manœuvre sans pleurer. » Comme l’explique le navigateur, le cap Horn est autant une fin qu’une transition lors d’un tour du monde à la voile. C’est le moment qui marque un retour, relatif, à la civilisation, après deux ou trois semaines de solitude absolue. Après sa manœuvre de franchissement du cap, François Gabart se souvient « d’un grand soleil » qui l’a poussé à se « poser, sortir un peu, prendre l’air frais. C’était la première fois depuis quinze jours que j’ouvrais la porte du cockpit, que je pouvais profiter un peu de dehors, et là : il y avait dix albatros qui suivaient le bateau. Il y avait quelque chose qui dépasse un peu mon côté cartésien. »

Très vite, un autre spectacle, dont le skipper avait perdu l’habitude : « Une demi-heure après le passage du cap Horn, j’ai entendu quelqu’un à la VHF. Pareil, ça faisait trois semaines que je n’avais eu personne à la radio. » Quelques minutes après ce contact virtuel, un autre, plus concret : « Un bateau en train de remonter de l’Antarctique. Tu sens vraiment que tu retrouves un petit peu la civilisation ». Quelque chose dans la mer, qui change elle aussi, puisque passer le Horn revient aussi à passer de l’océan Pacifique à l’Atlantique. « Tu as vraiment l’impression de changer de monde, explique François Gabart. Même si tu ne vois pas la terre, tu sens que tu te rapproches quand même de la civilisation. Tu ne vois pas le rocher, mais tu es dans des vents de l’Amérique du Sud, quoi ! Et tu as presque l’impression que dans ces vents qui t’arrivent dessus, alors ce serait mentir de dire que tu sens la terre parce que ce n’est pas vrai, mais … je ne sais pas. Tu sens quand même que tu es abrité par quelque chose. Tu es en train de changer d’océan, tu es en train de passer dans un nouvel épisode et tu te rapproches un peu de l’humanité. »

Vivre une expérience aussi intense, voilà ce que signifie croiser le mythique cap Horn et naviguer en Patagonie !

Crédit photos : © Saintho © Zoroasto Felix dos Santos

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Le cap Horn par François Gabart

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